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Placer son argent en bourse en 2018 est-il risqué ?

Cette année les marchés boursiers sont encore bien montés (et ils ne sont pas les seuls), l’immobilier et même des actifs plus exotiques tels que les crypto devises ont aussi réalisé de très belles performances.

Les politiques accommodantes des banques centrales ainsi que la faiblesse générale des taux d’intérêts encouragent l’investissement dans des actifs plus risqués (tels que les actions), et ceci a poussé les valorisations à des niveaux parfois très élevés.

Heureusement malgré cette hausse il est toujours possible d’avoir de la rentabilité (en bourse ou ailleurs) à partir du moment où l’on sait où placer son argent et ignorer les opinions (toujours anxiogènes) des médias financiers.

Prenons le cas de la bourse par exemple. Beaucoup disent qu’il est « dangereux » d’acheter des actions aujourd’hui car le marché est cher. Mais qu’en est-il vraiment?

 

 

Les marchés actions sont-ils trop chers?

Il existe une idée préconçue en bourse qui est que les marchés agissent nécessairement comme une sorte d’élastique, c’est à dire que plus ils se tendent (à la hausse ou à la baisse), plus le retour  de bâton qui s’en suivra sera violent.

C’est vrai dans une certaine mesure, dans le sens où investir dans des actions surévaluées est rarement une bonne idée puisque cela dégrade les rendements futurs que nous paiera une société. Néanmoins il faut s’avoir que l’idée souvent véhiculée par les médias financiers (et qui tiens actuellement beaucoup d’investisseurs à l’écart) que les chances de krach boursier sont plus élevées après une hausse majeure est en revanche totalement infondée.

L’outil le plus couramment utilisé pour estimer le niveau de valorisation du marché est en général le Price/Earning ratio. Considérons donc historiquement sur quels niveaux de Price/Earning ratio les marchés baissiers majeurs se sont déclenchés au cours des décennies précédentes ainsi que leur amplitude.

En 1980, le Price/Earning ratio de l’indice S&P 500 était de seulement 9 ce qui est très faible, pourtant le marché a chuté de près de 30% l’année qui a suivi.

Inversement en 1998, le S&P affichait un Price/Earning ratio de 29 et le marché n’a chuté que de 19% avant de repartir à la hausse pour 2 nouvelles années (et pousser les niveaux de valorisation dans de nouveaux extrêmes).

De même en 1973, l’indice a chuté de 50% depuis un P/E ratio de 17, soit la même amplitude baissière que celle de l’explosion de la bulle internet en 2000 lorsque le marché atteignait un P/E ratio de 27 (soit 10 points de plus).

Actuellement le Price/Earning ratio de l’indice S&P500 est de 25, ce qui nous dit que l’indice est plutôt plus cher qu’en 1980 et plutôt moins cher qu’en 1998, mais ne nous dit en revanche pas grand-chose sur les probabilités de retournement dans un futur proche (ni sur l’amplitude potentielle de la baisse).

La valorisation est un outil estimatif utile, mais qui contrairement à la croyance populaire n’a guère de pouvoir prédictif à moyen terme en ce qui concerne la venue (ou non) des marchés baissiers (ou leur ampleur). De plus elle peut être trompeuse.

 

 

 

Les mensonges de la valorisation

Un des grands mensonges du Price/Earning ratio est également qu’il varie en fonction des taux d’intérêts. C’est à dire que dans un contexte de taux d’intérêt hauts, le P/E ratio du marché sera naturellement plus bas que dans un contexte de taux d’intérêts bas, hors nous sommes actuellement dans un environnement de taux d’intérêts très bas (ce qui explique en partie la hauteur des P/E actuels).

Cela ne durera certes pas éternellement, mais tant que ce type d’environnement favorable aux actions et aux actifs risqués persiste, il est très possible que la hausse continue (en l’absence de drame économique soudain et inattendu bien sûr), et que l’investisseur restant sur le bas-côté par peur de rentrer ait plus de chances de perdre de la rentabilité sur son épargne qu’autre chose.

Tout ceci pour dire que ceux qui pensent que le marché est « trop haut » ou « trop bas » pour acheter restent généralement sur le bas-côté en attendant un moment parfait (qui ne vient jamais bien entendu), et gagneraient probablement à simplement appliquer une stratégie de « dollar cost averaging », c’est à dire de réaliser des achats progressifs dans la durée dans des titres de qualité raisonnablement valorisés (et il en existe dans tous types de marchés).